jeudi 18 janvier 2018

L’histoire de l’automobile : 6) la Bugatti Royale Type 41 (1926-1933)

La Bugatti Type 41 dite Bugatti Royale est considérée comme le chef-d’œuvre absolu de l’automobile !

C’est l’une des automobiles de collection les plus extraordinaires et chères de l'histoire de l'automobile, de par son histoire, sa rareté, sa démesure et ses caractéristiques exceptionnelles pour son temps !

Ettore Bugatti ambitionnait de motoriser les familles royales et pour ce faire, il imaginait de produire la voiture la plus ambitieuse, hors norme, exceptionnelle, monumentale, dominante, la plus grande, la plus belle, la plus luxueuse, la plus prestigieuse, la plus puissante, la plus performante, la plus fiable, et la plus chère de son temps !  « Rien n'est trop beau, rien n'est trop cher ! » disait-il.

En 1926, son rêve devient réalité et Ettore Bugatti présente la Type 41 surnommée Royale puisqu’elle était destinée aux têtes couronnées.

Elle coûtait 500 000 francs d'époque, trois fois plus qu'une Rolls-Royce et 25 fois plus qu’une Peugeot 201 ! Ettore Bugatti avait planifié une production de 25 voitures pour les vendre à l'aristocratie européenne mais les événements économiques inattendus de 1929 ruinèrent ses ambitions et sur les 25 prévues seules six furent construites et trois seulement furent vendues, mais pas une seule à un roi !

L’entreprise évita la faillite grâce aux moteurs de Royale finalement produits pour motoriser avec succès technique et commercial (couplés par quatre, pour 800 chevaux) 88 Autorail Bugatti entre 1932 et 1939 .(un des premiers train à grande vitesse du monde, avec une vitesse record du monde de 176 km/h de vitesse de pointe).

Les six Bugatti Royale existent toujours. En 1990, j’ai eu la chance d’aller les admirer lorsqu’elles furent toutes présentées au parc Bagatelle lors de l’exposition Automobiles Classiques Louis Vuitton.

1) 41.100 - Bugatti Royale Coupé du Patron / Coupé Napoléon

Le coupé du Patron est la voiture personnelle avec chauffeur d'Ettore Bugatti, puis elle reste la propriété de la famille Bugatti jusqu'en 1963, ou elle est achetée par les Frères Schlumpf, pour leur collection. Elle est exposée à la Cité de l'automobile de Mulhouse.

Ce numéro de châssis 41.100 a porté les carrosseries suivantes

  • En 1926 : premier prototype de Torpédo avec une carrosserie récupérée sur une Packard avec un empattement long de 4,57 mètres et un moteur à course longue de 14.726 cm3. La voiture est aussi connue sous le nom de « Coupé du Patron ».
  • En 1928 : d’abord Coupé fiacre par Ettore Bugatti, puis Berline de style hippomobile par Ettore Bugatti
  • En 1929 : Coach par le carrossier parisien Weyman, détruit dans un accident sur la route de Paris à Strasbourg, Ettore Bugatti, alors au volant, s'étant endormi en conduisant. Il est entièrement reconstruit en Coupé de ville par le jeune fils, Jean Bugatti, sur un nouveau châssis plus court de 4,21 mètres, avec un moteur plus “petit” de 12.763 cm3, et une nouvelle appellation : « Coupé Napoléon ».

1990.09.09-089.35 Bugatti Royale coupé Napoléon
La Bugatti Royale Coupé Napoléon à Bagatelle en 1990

2017.08.24-235 Bugatti Royale coupé Type 41 1929 2017.08.24-236 Bugatti Royale coupé Type 41 1929
La Bugatti Royale Coupé Napoléon à la Cité de l’Automobile de Mulhouse

2) 41.111 - Bugatti Royale Roadster Esders, puis Coupé de Ville Binder

Ce roadster de 1932 est vendu au magnat de l'habillement Armand Esders. Il est carrossé par Jean Bugatti avec deux tons de vert. Ne devant pas rouler la nuit, la voiture ne comporte pas de phares fixes, son chauffeur demande qu'ils soient rangés dans un coffre. Considérée par certains comme l'une des plus belles carrosseries de Jean Bugatti, elle est la reproduction agrandie et légèrement modifiée de la carrosserie usine du roadster Bugatti Type 55 sur dessin de Jean Bugatti. En 1938 le second propriétaire fait recarrosser le roadster en coupé de ville avec chauffeur, par le carrossier parisien Henri Binder. La voiture est blindée pour un poids total de 4,5 tonnes car elle est destinée au roi de Roumanie qui ne la prend pas. La voiture devient la propriété de Raymond Patenôtre. Son petit-fils Lionel Patenôtre précise qu'il l'utilise de 1935 à 1941 et se rend alors régulièrement au Palais de l'Élysée à son bord. Le véhicule original appartient à ce jour à l'Usine Bugatti de Molsheim.

1990.09.09-089.30 Bugatti Royale coupé Binder
La Bugatti Royale Coupé Binder à Bagatelle en 1990

3) 41.121 - Bugatti Royale Cabriolet Weinberger

Fabriquée en 1931, et carrossée en cabriolet par le carrossier Ludwig Weinberger, elle est vendue au Dr Joseph Fuchs de Munich en mai 1932. Cette Royale est par la suite vue en Asie, puis aux États-Unis. Abandonnée dans une casse de New-York, elle est repérée puis achetée en 1941 par Charles Chayne, ingénieur en chef de la General Motors. Après avoir été restaurée, cette Royale est offerte par Chayne au musée The Henry Ford de Détroit (Michigan) aux États-Unis, où elle est toujours exposée aujourd'hui. À l'origine de couleur noire, elle est aujourd'hui de couleur ivoire.

1990.09.09-090.06 Bugatti Royale 1990.09.09-089.33 Bugatti Royale cabriolet Weinberger
La Bugatti Royale Cabriolet Weinberger à Bagatelle en 1990

4) 41.131 - Bugatti Royale Limousine Park-Ward

La troisième Royale commercialisée est vendue au capitaine Cuthbert W. Foster, un officier de réserve britannique ayant fait fortune en vendant de la soupe en boîte. Cette limousine a été carrossée en Angleterre par Park Ward. C'est une voiture très équilibrée qui possède une distinction toute britannique dans sa sobre livrée noire. Dans les années 1950, elle devient la propriété de John Shakespeare, un richissime collectionneur américain de Bugatti, qui la revend en 1964 avec un lot de 30 Bugatti aux frères Schlumpf. Elle est exposée avec la collection Schlumpf à la Cité de l'automobile de Mulhouse.

1984.06.18-048.25 Bugatti 41 Royale Limousine Parkward 1933 1990.09.09-089.34 Bugatti Royale limousine Park Ward
La Bugatti Royale Limousine Park Ward au musée de l’automobile de Mulhouse en 1984 - La Bugatti Royale Limousine Park Ward à Bagatelle en 1990

2017.08.24-238 Bugatti limousine Royale Type 41 1933 2017.08.24-239 Bugatti limousine Royale Type 41 1933
La Bugatti Royale Limousine Park Ward à la Cité de l’Automobile de Mulhouse

5) 41.141 - Bugatti Royale Coach Kellner

Cette voiture est la cinquième voiture produite et, trop chère, était restée invendue. Elle a été conservée et utilisée par la famille Bugatti. Durant la Seconde Guerre mondiale, cette voiture et les voitures aux numéros de châssis 41.110 et 41.150 ont été cachées à Ermenonville pour éviter qu'elles soient réquisitionnées par les nazis. Elle est carrossée en coach en 1931 par le carrossier parisien Kellner. La voiture, ainsi que la 41.150, a été vendue au riche collectionneur Briggs Cunningham par la famille Bugatti, pour 3 000 $ et quelques réfrigérateurs General Electric, alors introuvables dans la France de l'après-guerre. Après la fermeture du musée Briggs Cunningham en 1986, la voiture est vendue aux enchères par Christie's en 1987 au Royal Albert Hall de Londres pour 5 500 000 £ au magnat Hans Thulin. En 1989, la voiture est de nouveau mise aux enchères par Kruse à Las Vegas. Ed Weaver fait une offre à 11,5 millions $, refusée par Thulin. À la suite de l'effondrement de son empire, en 1990, Thulin vend la voiture pour une somme de 15,7 millions $ au conglomérat japonais Meitec. Elle est stockée dans un sous-sol d'un immeuble avant d'être remise en vente par Bonhams & Brooks et acquise pour 10 millions £ en 2001. Son actuel propriétaire espagnol privé est inconnu.

1990.09.09-089.32 Bugatti Royale coupé Kellner
La Bugatti Royale Coach Kellner à Bagatelle en 1990

6) 41.150 - Bugatti Royale Berline de Voyage

Cette voiture est la sixième et dernière Bugatti Royale produite. Elle reste invendue et conservée par la famille Bugatti. Pour éviter qu'elle ne soit réquisitionnée par les nazis durant la Seconde Guerre mondiale, la voiture est cachée à Ermenonville avec la 41.141. C'est une berline de style hippomobile, carrossée en 1929 par Bugatti sur un dessin d'Ettore Bugatti, souvent inspiré par sa passion des chevaux. La voiture est vendue avec la 41.141 en 1950 par Ebe Bugatti (fille aînée d'Ettore) à l'Américain Briggs Cunningham. À réception, Cunningham revend la voiture pour 41 150 $ à la collection Harrah. En 1986, la voiture est de nouveau vendue aux enchères et est acquise par Jerry J. Moore pour une somme de 6,5 millions de $. Celui-ci la garde un an puis la revend à Tom Monaghan, fondateur de Domino's Pizza, pour 5,7 millions £ (soit 8,1 millions $). Elle est ensuite rachetée par l'ex-président du groupe Samsung, le coréen Lee Kun-hee, et exposée dans le musée automobile BlackHawk en Californie.

1990.09.09-089.31 Bugatti Royale berline de voyage 1990.09.09-090.07 Bugatti Royale
La Bugatti Royale Berline de Voyage à Bagatelle en 1990

Bugatti Royale Roadster Esders

Une septième Bugatti Royale est construite dans les années 1960 par les Frères Schlumpf, et achevée en 1991 par la Cité de l'automobile de Mulhouse. Elle est carrossée en roadster Esders (d'avant sa transformation en Coupé de Ville Binder) avec un moteur d'Autorail Bugatti, et des pièces détachées de rechange de l'Usine Bugatti de Molsheim, achetées par Fritz Schlumpf en 1963.

2017.08.24-284 Royale Esders roadster Type 41 1930-1990 2017.08.24-285 Royale Esders roadster Type 41 1930-1990
La Bugatti Royale Roadster Esders reconstruite à la Cité de l’Automobile de Mulhouse

Caractéristiques générales :

  • Le bouchon de radiateur en forme d'« éléphant dansant », est une œuvre d'art du frère d’Ettore, Rembrandt Bugatti,  qui s’est suicidé dans son atelier à l’âge de 31 ans en 1916.

1990.09.09-090.19 figurine Bugatti Royale

  • Moteur : cylindrée : 8 cylindres en ligne, 12 763 cm3, 1 arbre à cames en tête, 3 soupapes par cylindre, 1 seul carburateur construit par Bugatti spécialement pour la Royale, puissance estimée : 200 à 300 ch à 1700 tr/min, consommation : entre 30 et 60 litres aux 100 km, 40 l de moyenne en Coupé de Ville ; poids du moteur : estimé 350 kg, boîte de vitesse : boîte-pont à 3 rapports, le premier sert pour démarrer en côte, le deuxième est une prise directe, et le troisième est surmultiplié, vitesse maxi : 200 km/h en roadster et 160 km/h pour le Coupé de Ville.

1990.09.09-090.18 moteur Bugatti Royale
moteur de la Bugatti Royale

  • Carrosserie : Longueur : 6 mètres, largeur : 1,92 mètre, hauteur : 2 mètres, empattement : 4,30 mètres, diamètre des roues : 1 mètre, poids à vide total : 3125 kg

A ce jour trois modèles des frères Schlumpf sont exposés à la Cité de l'automobile de Mulhouse, un modèle appartient à l'Usine Bugatti de Molsheim, un modèle est exposé au musée The Henry Ford de Détroit (Michigan) aux États-Unis, un modèle au musée de l'automobile de Blackhawk près de San Francisco, en Californie, et le modèle Bugatti Royale Coach Kellner appartient à un propriétaire espagnol privé inconnu.

dimanche 14 janvier 2018

Tourisme en Picardie : la ville de Saint-Quentin (02) (visite du 07/01/2018)

Capitale de la Haute Picardie, Saint-Quentin, peuplée d’environ 56.000 Saint-Quentinois, a été reconstruite dans un style Art déco, après avoir été durement éprouvée pendant la Guerre, et est redevenue une cité dynamique et animée, dans laquelle se dresse la basilique érigée pour abriter les reliques de saint Quentin.

Hôtel de ville

Joyau de l'art gothique flamboyant  du début 16ème siècle, sa façade vigoureusement dessinée comporte des arcs en ogive ponctués de pinacles, des fenêtres à meneaux et une fausse balustrade (ajoutée au 19ème siècle) surmontée de trois pignons. Les sculptures sont apparentées au style gothique flamboyant. Chaque étage de la façade présente un dessin différent qu'il faut prendre le temps de détailler. Au niveau de la galerie couverte, la rambarde fermant un des arcs servait d'étalon aux marchands drapiers (l'aune saint-quentinoise mesurant environ 1,22 m). Le campanile a été entièrement reconstruit au 18ème siècle puis remanié aux 19ème et 20ème siècles. Il abrite un très beau carillon de 37 cloches qui sonne tous les quarts d'heure.

2018.01.07-054 hôtel de ville 2018.01.07-052 hôtel de ville 2018.01.07-053 campanile de l'hôtel de ville
la façade de la mairie – le campanile

Sur la place de l'Hôtel-de-Ville, la maison faisant angle avec la rue Saint-André présente une façade ornée en hauteur de bas-reliefs Art déco qui évoque notamment la tradition textile de la ville.

2018.01.07-055 immeuble Art déco

Espace Saint-Jacques

A l'emplacement de l'église Saint-Jacques, ce très beau bâtiment néogothique, entièrement réaménagé autour de ses arcades, accueille une galerie d'art municipale (expositions temporaires, comme l’exposition Générations Science-fiction).

2018.01.07-058 Espace Saint-Jacques

Au n° 21 rue des Canonniers, la porte de l'hôtel des Canonniers présente des trophées militaires sculptés en bas relief.

2018.01.07-056 porte de l'hôtel des Canonniers

La rue de la Sellerie offre quelques beaux exemples de façades Art déco de part et d'autre de la façade néogothique de l'Espace Saint-Jacques.

2018.01.07-059 façades Art déco

Dans la rue de la Sous-Préfecture, on peut voir des exemples intéressants de grands magasins et de maisons Art déco aux belles ferronneries aux numéros 13, 19/21 (à remarquer la mention « Appartem'» sur la porte), 25 (ancien garage Renault).

2018.01.07-060 ferronneries 2018.01.07-061 Appartem 2018.01.07-062 ancien garage Renault

Hôtel des Postes

Construit en 1929 à l'emplacement de la maison natale de Maurice Quentin de La Tour il est orné d’une belle porte en fer forgé. En face, rue des Toiles, on peut remarquer la façade du cinéma Le Carillon avec sa belle enseigne aux dessins colorés.

2018.01.07-050 hôtel des Postes 2018.01.07-051 cinéma le Carillon
hôtel des Postes – le Carillon

La basilique

La collégiale Saint-Quentin, devenue basilique en 1876, est un édifice gothique qui peut rivaliser avec maintes cathédrales. Déjà éprouvée pendant le siège de 1557, puis en 1669 par un incendie, bombardée en 1917, elle échappa de peu à la destruction totale en octobre 1918.

Extérieur
La façade ouest présente une tour-porche massive dont les parties basses remontent au 12ème siècle et les derniers étages au 17ème siècle. Le couronnement a retrouvé son aspect d'avant la guerre 1914-18 il y a quelques années. Depuis 1976, une flèche culmine à 82 mètres, comme autrefois.
Après avoir contourné la collégiale par la gauche, on pénètre dans le square Winston-Churchill. Il offre une vue sur le grand et le petit transept ainsi que sur le chevet.

2018.01.07-048 basilique 2018.01.07-047 basilique
2018.01.07-049 basilique 2018.01.07-063 basilique

Intérieur
Hardie, la nef du 15ème siècle atteint 34 mètres de hauteur. Sur le sol est tracé un labyrinthe, long de 260 mètres, que les fidèles parcouraient à genoux. Au tout début du bas-côté sud (chapelle Sainte-Anne), se trouve l'arbre de Jessé sculpté de la fin du 15ème siècle et, dans la seconde chapelle (Saint-Pierre et Saint-Paul), des peintures murales du 19ème siècle. D'une ampleur impressionnante, le chœur du 13ème siècle comprend un second transept et un double collatéral. Le déambulatoire à chapelles rayonnantes répond à un plan radioconcentrique ; les trois arcades ouvrant sur les chapelles rayonnantes reposent sur deux colonnes, selon une disposition champenoise. La chapelle axiale conserve des vitraux anciens ; à l'entrée de la chapelle de gauche, statue de saint Michel (probablement du 15ème siècle). Les sculptures de la clôture du chœur, refaite au 19ème siècle, illustrent la vie de saint Quentin. Le sacrarium en pierre (1409), ou armoire du trésor (côté gauche), abritait les vases sacrés. A admirer aussi les vitraux à figures hiératiques dans les fenêtres hautes ; au centre et dans le bras nord du petit transept, deux verrières du 16ème siècle où figurent le martyre de sainte Catherine et celui de sainte Barbe.

2018.01.07-036 nef de la basilique 2018.01.07-035 labyrinthe dans la basilique 2018.01.07-037 arbre de Jessé dans la basilique
la nef – le labyrinthe – l’arbre de Jessé

2018.01.07-038 groupe de la crucifixion dans la basilique 2018.01.07-041 dalle mortuaire dans la basilique 2018.01.07-040 choeur de la basilique
groupe de la crucifixion dans la chapelle du saint Sépulcre – dalle mortuaire du seigneur Pierre d’Estourmel et de sa fille Adrienne dans la chapelle saint Louis – chœur

2018.01.07-043 main de saint Quentin dans la basilique 2018.01.07-044 chef de saint Quentin dans la basilique
main de saint Quentin – chef de saint Quentin

2018.01.07-042 vitraux dans la basilique 2018.01.07-046 vitraux dans la basilique
vitraux

Champs-Elysées

On peut poursuivre la promenade par cet agréable parc public de 12 hectares, aménagé sous la Restauration à l'emplacement des fortifications : aires de jeux, de sport, jardin d'horticulture. Sur les avenues qui le bordent, belles demeures Art déco.

2018.01.07-065 Stéphanie et le kiosque à musique sur les Champs-Elysées 2018.01.07-066 porte antique sur les Champs-Elysées 2018.01.07-067 Stéphanie dans le jardin d'horticulture sur les Champs-Elysées
kiosque à musique – porte – jardin d’horticulture

Les béguinages

Institution du Moyen Âge, le béguinage accueillait des femmes pieuses n'ayant pas prononcé de vœux. À Saint-Quentin, la tradition remonte au 13ème siècle. L'essor de la population au 19ème siècle nécessita la construction de lieux d'hébergement pour personnes seules ou âgées, auxquels s'étendit l'appellation de béguinage. Aujourd'hui subsistent six petits enclos et six autres, plus grands, regroupant une quarantaine de maisons autour d'un jardin commun. Les plus intéressants sont situés rue du Moulin, rue Quentin-Barre (façades aux pignons à redans) et rue de Bellevue (dans le prolongement de la rue Ch.-Picard). Circuit disponible à l'office de tourisme. (Visités de nuit, je n’ai pas pu les photographier).

A l’époque de notre visite, quelques chalets du village de Noël étaient encore ouverts et profitant du Jour de l’Épiphanie, une part de galette des rois était offerte par le Centre Leclerc.

2018.01.07-057 village de Noël
entrée du village

2018.01.07-030 village de Noël 2018.01.07-032 Stéphanie
petits biscuits – bonhommes de neige

mercredi 10 janvier 2018

Exposition Générations Science-Fiction à Saint-Quentin (02) (du 16 décembre 2017 au 18 mars 2018)

La Galerie Saint-Jacques à Saint-Quentin dans l’Aisne accueillait l’exposition “Générations Science-Fiction”, présentée pour la toute première fois en exclusivité à Saint-Quentin par l’équipe de ScienceFictionArchives.com, qui organise des expositions itinérantes pédagogiques sur les thèmes de la science, de la science-fiction et du cinéma, autour de sa collection unique d’objets originaux de cinéma SF.

affiche Générations Science-Fiction Saint-Quentin

Cette exposition de 300 m² qui s’est déroulée du 16 décembre 2017 au 18 mars 2018, est une émanation du livre “Générations Science-Fiction : de Flash Gordon à Matrix d’Arnaud Grunberg et Patrice Girod, publié en 2015 aux éditions Bragelonne. Le visiteur est plongé dans le cinéma de science-fiction, afin de découvrir une soixantaine d’œuvres originales (costumes, accessoires, robots, aliens, dessins de pré-productions, véhicules, affiches, peintures, produits dérivés) des grands films de la SF dont Métropolis de Fritz Lang, Planète Interdite, Terminator, Robocop, I, Robot, E.T. l’extra-terrestre, Rencontres du troisième typeAvatar, Star Trek le film, La Guerre des Étoiles, Minority Report, Aliens le retour

Tarifs : 2 €, réduit : 1€ (moins de 16 ans, demandeurs d’emploi, étudiants)
Adresse : Galerie Saint-Jacques 14 rue de la Sellerie – 02100 Saint-Quentin
Horaires : du mardi au dimanche de 14h00 à 18h00, et le mercredi et samedi de 10h30 à 12h30 et de 14h00 à 18h00, fermeture les lundis et jours fériés

2018.01.07-001 les robots Maria et Robby
le robot Maria de Metropolis – Robby le robot de Planète Interdite

En 2026, à la demande insistante de Joh Frederson, fondateur de la ville paradisiaque de Metropolis, le savant Rotwang donne vie à un robot conçu pour ressembler le plus possible à Maria, une fille d'ouvrier du monde souterrain. Freder, le fils de Joh, tombe éperdument amoureux de Maria et découvre que le bonheur des habitants de Metropolis est assuré par ceux qui triment en sous-sol. Quel secret cache finalement le robot Maria, trait d'union entre deux mondes et symbiose de l'organique et de la technique ?
Cette réplique a été réalisée en 1995 par la société Fred Barton Productions, d'après la conception originale de Walter Schulze-Mittendorff. Le robot original était un costume, posé sur l'actrice allemande Brigitte Helm, qui n'a pas survécu aux rigueurs du tournage. Nommée «Maria» dans le film, et « Futura » dans le roman original de Thea von Harbou, le nom de cet androïde a changé au cours des décennies: Parodie, Ultima, Machina, Futura, Robotrix, Faux Maria, Robot Maria, Roboria et Hel. Dans la version restaurée de 2010, Rotwang, surnomme le robot, « gynoïde », littéralement « qui a la forme d'une femme ». Le mot est construit en miroir avec le terme « androïde », qui signifie au sens propre « qui a l'apparence d'un homme », « homme » étant à prendre ici au sens de « humain mâle ».
Le robot Maria est le premier androïde de l'histoire du cinéma et reste à ce jour un des rares robots féminins. Son design résolument Art Déco a contribué à en faire une icône de la modernité.

Robby le Robot est l'un des premiers grands robots du  cinéma de science-fiction et l'un des plus reconnaissable. Dans le film Planète Interdite il est construit par le Docteur Morbius,
et ses capacités sont prodigieuses, grâce aux informations qu'il a pu déchiffrer de la science des Krells, une civilisation ayant atteint un très haut degré de développement, avant de disparaître. Il parle 187 langues, dialectes et idiomes, peut soulever des poids considérables et tout synthétiser comme des pierres précieuses ou des bouteilles de whisky. Il effectue des tâches ménagères telles que la cuisine ou le nettoyage. Et il est programmé pour ne jamais porter atteinte à un être humain.
C'est Robert Kinoshita qui s'est chargé de sa conception, spécialiste du genre il a également dessiné le robot Tobor mais aussi le robot B9 et la navette Jupiter 2 de la série télé Perdue dans l'Espace. Le Robby original était constitué de trois sections séparées dont la tête, le torse et les jambes, ce qui permettait à un opérateur de se mettre à l'intérieur.
Devenu une figure légendaire de la science-fiction, Robby est apparu en caméo dans de nombreux autres films et séries télévisées. Cette réplique a été réalisée par la société Fred Barton Productions.

2018.01.07-002 De Lorean 2018.01.07-003 nef royale de la reine Amidala
DELOREAN de Retour vers le futur (Robert Zemeckis, 1985) - NEF ROYALE DE LA REINE AMIDAU dans La menace fantôme (George Lucas, 1999)

Terminator 2 : Le jugement dernier (James Cameron, 1991) :

2018.01.07-004 costume original du T-1000 congelé 2018.01.07-005 moto de police originale 2018.01.07-006 réplique de l'endosquelette T-800
Costume original du T-1000 congelé – Moto de police originale – Réplique de l’endosquelette T-800

Le T-1000 est un robot assassin et principal antagoniste du film. Créé par Skynet(Un système informatique d'intelligence artificielle développé par la société privée Cyberdyne Systems pour l'armée américaine), le T-1000 est un robot de métal liquide dit métaforme. Son corps en poly-alliage lui permet donc de changer de forme à volonté et de prendre ainsi la forme d’d'autres objets ou personnes de même masse. Dans Terminator 2, le T-1000 est présenté comme une évolution technologique par rapport à la "série 800" Terminator, interprété par Arnold Schwarzenegger.
Le costume présenté ici, a servi à l'acteur Robert Patrick, qui incarnait le robot liquide T-1000; dans une scène où le robot alors sous sa forme de policier de la LAPD est congelé et explose lorsque le T-800 lui tire dessus. Ce costume a été fabriqué par le célèbre costumier d'Hollywood, Western Costume. À l'époque du tournage, les effets spéciaux numériques étaient très onéreux, par conséquent, afin de donner l'illusion à l'écran d'être gelé, le costume fut entièrement recouvert de paillettes, de confettis et de peinture blanche

Dans le film Terminator 2, le robot T-1000 alors sous la forme d'un policier de la Police de Los Angeles, se déplace sur cette rnoto. Elle est notamment aperçue dans la grande cascade où le T-1000 sort par la fenêtre toujours sur sa moto, alors que l’immeuble de Cyberdine Systems explose derrière lui.
Cette moto est une Kawasaki 1000cc aux couleurs de ka LAPD (Los Angeles Police Department). Elle a été utilisée pour les plans d'effets spéciaux et de cascades. C'est pour cette raison que cette moto a été modifiée par la production, et qu’elle est équipée à l’arrière d’un grand tuyau qui a permis de t'accrocher et de l'installer sur une armature. C'est clairement un véhicule très reconnaissable e ce grand classique du cinéma de science-fiction !

Le T-800 est un cyborg, créature faite de chair et de métal. Créé en 2029 par le super ordinateur militaire Skynet devenu conscient et violemment indépendant, le modèle T-800 est destiné à combattre sans relâche toute résistance humaine. Son endosquelette en métal recouvert de tissus et de peau d'apparence humaine est pratiquement indestructible. Il lui confère une terrible capacité d'infiltration qui trompe régulièrement les humains et oblige ceux qui connaissent son existence à douter constamment de la vraie nature de leurs camarades de combats.
Artiste accompli, James Cameron a lui même imaginé l'apparence du robot qui se cache sous les traits d'Arnold Schwarzenegger, pour le tout premier film de la série en 1984. Cette réplique réalisée par la firme Sideshow est particulièrement fidèle à l’original.
Commercialisée en 2006, elle reste aujourd'hui encore une référence

2018.01.07-007 robot NS-5 original et réplique du costume de Robocop 2018.01.07-008 robot original nettoyeur
réplique du costume de Robocop et le robot NS-5 original de I, Robot – robot original nettoyeur de rues de I,Robot

Le film se situe dans un futur proche à Détroit aux États-Unis. Au cours d'une mission de routine, l'officier de police Alex Murphy se retrouve grièvement blessé et laissé pour mort, froidement abattu par les malfrats qu'il poursuivait. Il devient alors le cobaye pour le projet RoboCop. Murphy a la mémoire purgée de tous les souvenirs de son ancienne vie et est réincarné dans un corps cybernétique ayant l'apparence d'un exosquelette de métal : RoboCop. Oubliant les directives de l'OCP {« Omni Consumer Product »), RoboCop part à la recherche de son passé. Il quitte le commissariat et se lance à la poursuite des hommes qui l'ont tué...
C'est le célèbre spécialiste des effets spéciaux Rob Bottin qui a conçu le costume du film. La version présentée ici est en réalité un costume réalisé à l'époque pour faire la promotion du film et, depuis, restauré par les équipes de ScienceFictionArchives.com. Le producteur du film, Jon Davison estime que la fabrication des 7 costumes du film ont coûté 1 million de dollars. Il fallait 1h30 à l'acteur Peter Weller pour enfiler le costume.

En 2035, le robot NS-5 est un produit de consommation courante. Conçu dans le but de garantir un confort optimisé à son propriétaire, il est un serviteur idéal : obéissant, résistant à l'effort et dépourvu de sentiments humains. Remplaçant logique du NS-4, la génération de robots précédente, cette nouvelle création de la firme USR semble être une véritable réussite jusqu'au jour où son concepteur, le docteur Alfred Lannîng, est assassiné. Un robot aurait-il commis un meurtre et enfreint la plus importante des trois lois de la robotique imaginées par Isaac Asimov ?
L'apparence des robots NS-5 est due au travail du français Patrick Tatopoulos, designer du film. Ce robot a été utilisé en complément des effets numériques pour des scènes de révolte de robots. C'est pourquoi la finition de son visage simule des dégâts occasionnés lors des combats.

.


Dans le Chicago de 2035, les robots sont pleinement intégrés dans la vie quotidienne, comme le prouve ce robot nettoyeur de rues, et obéissant aux trois lois, établies par l'écrivain d'isaac Asîmov, inculquées lors de leur construction :
- Première loi : Un robot ne peut porter atteinte à un être humain ni, restant passif, laisser cet être humain exposé au danger.
- Deuxième loi : Un robot doit obéir aux ordres donnés par les êtres humains, sauf si de tels ordres sont en contradiction avec la première loi.
- Troisième loi : Un robot doit protéger son existence dans la mesure où cette protection n'est en contradiction ni avec la première ni avec la deuxième loi.
L'apparence de ce robot est due au travail du français Patrick Tatopoulos, designer du film. Étonnamment, il n'est pas radio-commandé, il fallait une personne à l'intérieur du robot pour le piloter comme une petite voiture.


2018.01.07-009 maquette originale du train à ascension verticale du 5ème élémént 2018.01.07-010 dessin préparatoire
maquette originale du train à ascension verticale du Cinquième élément – dessin préparatoire original de Simbad goes to Mars

Les effets spéciaux du film Le cinquième élément, ont été réalisés par la société Digital Domain, sous la supervision de Mark Stetson, qui a débuté dans le métier comme maquettiste sur Star Trek, le film. Cette maquette originale du train bleu, faite de résine, de bois, et équipée d'un système d'éclairage pour les phares, est l'œuvre du maquettiste Rick Hilgner qui s'est basé sur un design de Jean-Claude Mézières, créateur de la BD Valérian.

Dessin préparatoire original du vaisseau de la princesse Tanila par Chris Foss, Simbad goes to Mars (Ray Hawhaulen 1978). Ce film devait être la quatrième aventure cinématographique de Simbad. Hélas le film ne vit jamais le jour mais il reste de beaux dessins préparatoires de l’artiste britannique Chris Foss qui développa, pour le projet, plusieurs vaisseaux spatiaux.

2018.01.07-012 ET, Rencontres du 3ème type, Roswell, oeuf d'alien
réplique muséale d’E.T. - costume et masque originaux d’extraterrestre de Rencontres du troisième type -
extraterrestre original Roswell - œuf d’alien original

Elliott, un enfant âgé de 10 ans, découvre un extraterrestre seul et apeuré, laissé par les siens sur Terre afin de ne pas rentrer en contact avec la civilisation humaine. Cette rencontre va donner au petit garçon, troublé par la séparation de ses parents, la force d aider son nouvel ami et de l'aider à retourner sur sa planète. Ce «petit film» fut un succès mondial plébiscité par les critiques et le grand public.
Pour le film E.T. L'extra-terrestre, Steven Spielberg s'est tourné vers le spécialiste d’effets spéciaux italien, Carlo Rambaldi. La réplique muséale présentée ici a été fabriquée pour l'attraction des Studios Universal en Californie. Elle a été, depuis, restaurée par les équipes de ScienceFictionArchives.com.

Extraterrestre créé par The Burman Studio pour la séquence finale du film. Portés par des petites filles, ces objets ont beaucoup évolué pendant la longue gestation du projet.
Steven Spielberg choisit de les filmer en silhouettes, puissamment éclairées par derrière pour dissimuler les détails des visages de ses extraterrestres, et préserver leur mystère.

Roswell, est te lieu célèbre où une présumée soucoupe volante s'est écrasée en 1947. Trois extraterrestres tentent de mener une vie très discrète dans la peau de jeunes adolescents humains taciturnes. Mais les choses se compliquent lorsque Max, l'un de ces extraterrestres, sauve la vie de Liz, une adolescente, la menant à découvrir la vérité à leur sujet ! Ils vont devoir, alors, affronter un shérif soupçonneux, le FBI et des extraterrestres ennemis.
Les réalisateurs de films de Science-Fiction ne manquent jamais de créativité lorsqu'il s'agit d inventer de nouvelles créatures extraterrestres. De l'attendrissant E.T. jusqu'à l'effrayant Alien, I’extraterrestre fascine le spectateur. Facteur d'angoisse ou d'excitation, il est aussi I occasion pour l'homme d'élargir ses modes de pensées et de découvrir l'altérité sous une forme nouvelle, comme c’est le cas dans cette série

Pour ce Quatrième volet de la saga, le réalisateur français Jean-Pierre Jeunet a demandé au responsable des effets spéciaux que les œufs d'alien puissent bouger de manière plus agile que dans les films précédents. La société studio ADI, gérée par Gillis et Woodruff, opta donc pour du silicone afin de concevoir les œufs. Ce dernier est une matière gélatineuse facilitant le système de commande à distance par câbles.

2018.01.07-013 réplique du costume de Boba Feet 2018.01.07-015 combinaison spatiale 2018.01.07-014 réplique du robot Cylon Centurion
réplique du costume de Boba Fett – combinaison spatiale originale du Lieutenant Stark – réplique du robot Cylon Centurion

Boba Fett est le célèbre chasseur de primes de l'univers Star Wars. Ce costume fut initialement conçu pour des supertroopers de couleur blanche, unité d'élite des stormtroopers. Le scénario nécessitait la fabrication d'une centaine de costumes, mais le budget du film ne le permettait pas. Néanmoins George Lucas aimait tellement le design qu'il le recycla pour le personnage d'un chasseur de primes. Afin qu'il ne soit pas assimilé aux stormtroopers, le directeur artistique du film, Joe Johnston, lui appliqua ces teintes vertes si reconnaissables.
Redoutable, équipé d'un « jet pack » pour pouvoir voler et d'un lance-flammes pour détruire ses adversaires, Dark Vador lui assigne la mission de retrouver Han Solo et son Faucon Millennium.
Moulé sur un costume original conçu par Joe Johnston et Ralph McQuarrïe, cette réplique a été commercialisée par la société Don Post, en 1997. Spécialisée dans les costumes et les masques de qualité, la société proposait alors des produits haut de gamme sur le thème de la saga de George Lucas.

Le lieutenant Starck est un membre de l'équipage du vaisseau spatial, le Lewis & Clark. Ce dernier, composé d'astronautes qui embarquent a leur bord le physicien, William Weir, dans le but de récupérer l'épave du vaisseau qu'il a conçu, l'Event Horizon, censé pouvoir se déplacer plus vite que la vitesse de la lumière. Mais ce vaisseau, qui a mystérieusement disparu sept ans plus tôt, est miraculeusement réapparu aux environs de la planète Neptune.
La combinaison spatiale originale du Lieutenant Starck, interprété par la comédienne Joely Richardson, fut conçue par le costumier du film John Mollo, connu du grand public pour son travail sur les costumes de Star Wars de George Lucas et L’Empire contre-attaque d’Irvin Kershner. Il fut choisi pour fabriquer les costumes d'Event Horizon pour son expertise dans le genre et le savoir-faire qu'il avait acquis en fabriquant les combinaisons spatiales des films Alien, le huitième passager de Ridley Scott et Outland… Loin de la Terre de Peter Hyams. Mollo était avant tout un spécialiste du vêtement militaire, et débuta sa carrière dans le cinéma en 1966 sur le film La Charge de la brigade Légère de Tony Richardson. Ses compétences l'amenèrent à travailler avec les plus grands : Barry Lyndon de Stanley Kubfick, Nicolas et Alexandra de Franklin J. Schaffner, Greystoke, la légende de Tarzan et Révolution de HughHudson, Cry Freedom et Chaplin de Richard Attenborough, Chasseur blanc, cœur noir de Clînt Eastwood. Il gagna un Oscar en 1982 pour son travail sur le film Gandhi de Richard Attenborough. Ce grand monsieur nous a quitté le 25 octobre 2017 à l'âge de 86 ans.

Dans la série originale des années 80, le nom de « Cylon » est celui d'une race reptilienne qui a conçu des robots. Ces derniers, après avoir exterminé leurs créateurs, ont décidé de prendre leur nom. Les Cylons, qui ont ensuite déclaré la guerre aux humains des Douze Colonies poursuivent sans relâche la flotte des survivants humains aux confins de la galaxie
Dans la nouvelle version de 2004, l'origine des Cylons (Cyber logiciel nodallsé) est dilférente : ils ont été créés par un humain, le Docteur Graystone, afin d'équiper l'armée de la planète Caprica, et c'est lors de leur retour qu'ils auraient évolué. En l'espace de quelques dizaines d'années, ils auraient ainsi réussi à passer du stade de « Cylons mécaniques » à celui de « Cylons humanoïdes ».
Aucun robot n'a été fabriqué pour le tournage car ils étalent réalisés en numérique. La réplique que vous pouvez voir est constituée de fibre de verre recouverte d'un revêtement en aluminium et de laiton. La peinture utilisée est de l'acrylique. Il s'agit d'une production de la société Fred Barton Productions qui a été distribuée par Sideshow Collectibles.

2018.01.07-017 photo de Twiki 2018.01.07-026 études originale pour le film Dune
photo de Twiki le robot du film Buck Rodgers, par Benjamin Taguemont – études originales pour l’affiche du film Dune

2018.01.07-018 combinaison spatiale originale 2018.01.07-025 combinaison de vol original 2018.01.07-027 uniforme de Starfleet
combinaison spatiale originale du Commandant Kate Bowman dans Planète Rouge - combinaison de vol originale du Chef Anderton (Tom Cruise) dans Minority Report - uniforme de Starfleet dans Star Trek

En 2050, face à une terre sur-polluée et surpeuplée, Mars, la planète rouge, est devenue l'ultime salut pour l'humanité. Pour comprendre certains phénomènes inexplicables survenus lors de l'oxygénation de la planète, la N.A.S.A décide d'envoyer la première expédition humaine. Mais une soudaine éruption solaire oblige l'équipage à atterrir en catastrophe et transforme ce qui devait être une simple expédition de reconnaissance en véritable mission suicide.
Cette combinaison spatiale est l'œuvre de la costumière australienne Kym Barrett, qui fut reconnue en 1996 pour son travail sur Romeo + Juliette de Baz Luhrmann, ce qui l'amena a travailler sur Matrix des frères Wachowski, dont les costumes élégants et sexy ont influencé la mode mondiale. Elle a travaillé sur de nombreux films fantastiques et de science-fiction : Gothika, Speed racer, The Green Hornet, The Amazing Spider-man, Cloud Atlas, Jupiter: Le destin de l'univers et le prochain Aquaman.
Les producteurs du film souhaitaient que les costumes tiennent compte des études de la N.A.S.A, c'est pourquoi Kym Barrett a commencé par interviewer des personnes ayant conçu de véritables combinaisons spatiales. Celle du Commandant Kate Bowman est emblématique du film et de son esprit. La partie la plus complexe à élaborer fut le casque. Il devait incorporer un système de communication performant afin que la comédienne, Carrie-Anne Moss, puisse entendre les instructions du réalisateur. Il était également nécessaire qu'il soit équipé d'un système de ventilation et de refroidissement afin d'éviter que de la buée se dépose à l'intérieur du casque, et que l'actrice puisse respirer sans difficulté.

En 2054, John Anderton, le chef de l'organisation gouvernementale expérimenta! Précrime arrête les meurtriers avant qu'ils commettent le crime.
Ce costume très détaillé est celui du personnage interprété par Tom Cruise. Il est équipé d'un «Jet Pack» car les agents de l'unité précrime peuvent ainsi voler pour appréhender plus rapidement les criminels.
Cette tenue est l'œuvre de la costumière Deborah Lynn Scott, une fidèle de Steven Spielberg et ses productions, ayant déjà travaillé sur E.T. l'Extra-Terrestre, Retour vers le Futur, Titanic, Transformers La revanche, Transformers 3 : La face cachée de la lune, The Amazing Spider-Man: Le destin d'un héros et Avatar dont elle prépare les suites.

Au 23ème siècle, une entité extraterrestre, qui se fait appeler V'Ger, apparemment hostile, se dirige tout droit vers la Terre. L'Amiral Kirk est chargé par Starfleet (Fédération des planètes unies) de reconnaître l'entité et d'évaluer la menace. Il reprend alors les commandes de l'USS Enterprise, qu'il avait abandonnées, suite à sa promotion, et découvre un vaisseau spatiale entièrement nouveau. Le capitaine Will Decker, évincé de son commandement, accepte néanmoins de le seconder. Sur la route d'interception de l'entité, l'USS Enterprise accueille Spock qui revient de sa retraite sur Vulcain. Ensemble, ils vont tenter de comprendre ce que veut V'Ger et l'arrêter...
Ce costume est l'uniforme gris de Starfleet « Classe A » de l'enseigne Rhaandarite interprété par le comédien Billy Van Zandt, qui apparaît sur la passerelle du vaisseau spatial, U.S.S. Enterprise. Ce costume est composé d'une chemise, qui arbore sur le torse un emblème Starfleet brodé sur fond gris indiquant la division scientifique, et un seul galon "brisé" sur les manches correspondant au grade d'enseigne. La chemise est pourvue d'une boucle de ceinture de bio-surveillance.
Les costumes du film ont été conçus par Robert Fletcher, qui a également réalisé ceux des trois films suivants de la franchise: Star Trek II La colère de Khan, Star Trek Ill À la recherche de Spock et Star Trek IV Retour sur Terre. Bien qu'il œuvra longuement pour la saga Star Trek, Robert Fletcher fut également le costumier d'un autre film de science-fiction: Starfighter de Nick Castle en 1984.

2018.01.07-016 répliques de C-3PO et R2D2
réplique du droïde de protocole C-3PO – réplique du droïde R2-D2

Le droïde de protocole C-3PO maîtrise plus de six millions de formes de communication et est certainement très bavard dans la plupart d'entre elles ! Ceci explique en partie pourquoi il se retrouve régulièrement dans des situations embarrassantes. Il lui faut alors toute l'aide de son compagnon de toujours R2-D2 pour s'en dépêtrer.
Moulée sur un costume original conçu par Ralph McQuarrie et Norman Reynolds, sous la direction de John Barry, cette réplique a été commercialisée par la société Don Post en 1997. Spécialisée dans les costumes et les masques de qualité, la société proposait alors des produits haut de gamme sur le thème de la saga de George Lucas.
C'est l'acteur britannique Anthony Daniels qui a incarné le robot dans les six films et c'est le comédien français Roger Carel qui lui a prêté sa voix dans la version française. Ce dernier étant maintenant à la retraite, c'est Jean-Claude Donda qui lui succède.

L'unité R2-D2 est un droïde astromech, type de robots conçus pour l'aide à la navigation spatiale et les réparations d'urgence. Pourvu d'une quantité impressionnante d'équipements, sa capacité d'adaptation est régulièrement mise à l'épreuve lors du conflit qui oppose les rebelles au terrible Empire Galactique. Car R2 est d'abord un compagnon de lutte fidèle et courageux, parfois même téméraire. C'est en tout cas l'avis de C-3PO et la cause de nombreuses chamailleries entre les deux amis.
R2-D2 est le fruit de la rencontre de l'imagination fertile de George Lucas et du travail de design de Ralph McQuarrie et Norman Reynolds sous la direction de John Barry lors de la préparation de La guerre des étoiles. Cette réplique a été commercialisée par la société Don Post en 1997. Spécialisée dans les costumes et les masques de qualité, la société proposait alors des produits haut de gamme sur le thème de la saga de George Lucas.

La science-fiction à travers les siècles :

2018.01.07-019 science fiction 12018.01.07-020 science fiction 22018.01.07-021 science fiction 32018.01.07-022 science fiction 42018.01.07-023 science fiction 52018.01.07-024 science fiction 6